• Dictionnaire snob du cinéma
Dictionnaire snob du cinéma

Dictionnaire snob du cinéma

David Kamp, qui s'est déjà brillamment illustré avec LE DICTIONNAIRE SNOB DU ROCK, récidive, cette fois-ci avec Lawrence Levi, pour nous offrir un DICTIONNAIRE SNOB DU CINÉMA. On y trouvera avec plaisir - et agacement, cela va de soi - un abécédaire bourré d'humour et de parti pris sur ce que tout «filmologue» se doit de savoir sur le septième art, cette huitième merveille du monde aux yeux de la tribu assermentée des nyctalopes des salles obscures. Ces Américains considèrent que le snobisme cinéphilique doit être révélé au quidam, comme la grâce divine est révélée à quelques initiés. Cet ouvrage est un aussi judicieux qu'indispensable panorama d'un art qu'on dit à bout de souffle et qui, pourtant, continue de nous émerveiller, la plupart du temps là où ne l'attend plus. LE DICTIONNAIRE SNOB DU CINÉMA entend combler le manque de connaissances qui sépare les non-filmologues des filmologues. Les auteurs de ce livre ont cherché à atteindre l'équilibre parfait entre curiosité intellectuelle et délire snob. Extrait du livre : Jackson, Peter. Réalisateur né en Nouvelle-Zélande, maître d'oeuvre de la trilogie du Seigneur des anneaux, ce qui a diminué le crédit qu'il avait auprès des vrais snobs en tant que créateur et réalisateur gonzo de Bad Taste (1987), sa première comédie gore à micro-budget qui avait fait grand bruit à Cannes, et ses deux films suivants, Meet the Feebles (Les Feebles, une satire du show business réalisée en 1989, entièrement jouée par des marionnettes qui se droguent et parlent de façon ordurière) et Braindead (un film de zombies ultra violent sorti en 1992 et ressorti aux États-Unis sous le titre Dead Alive). Jaglom, Henry. Réalisateur à la beauté abîmée, plus ou moins content de lui, dont les comédies bavardes, aux trois quarts improvisées, comme Always (1985), Eating (1990) et Festival in Cannes (2002) sont marquées par la vogue de la psychothérapie des années 1970 et par la philosophie de comptoir des années 1950 qui valurent à Jaglom des comparaisons pas vraiment méritées avec Woody Allen et JOHN CASSAVETES. La véritable raison de l'attachement des snobs pour Jaglom, en plus du fait que ses films sont rarement montrés en dehors des cinémas d'art et d'essai, est qu'il a été le protecteur de Welles, après PETER BOGDANOVICH. Il a tenu com­pagnie au grand homme à la fin de sa vie et lui a donné son dernier rôle dans son film Someone to love (1987), où Welles s'assoit simplement au fond d'un cinéma et parle à coeur ouvert d'une voix profonde. Voir la suite

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