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Problèmes économiques N° 2.812 4 juin 2003 Economies étrangères La politique pétrolière américaine : une dépendance acce ptée et assumée La Revue de l’Energie Pierre Noël Si le rapport Cheney de mai 2001 insiste de nouveau sur les préoccupations liées à une « dépendance » croissante de la politique pétrolière américaine, l’ensemble des préconisations du plan d’action proposé s’inscrit sans conteste beaucoup plus dans la continuité des orientations fondamentales prises en 1981 sous l’administration Reagan que dans la rupture avec celles-ci. La politique pétrolière adoptée par les Etats-Unis se traduit depuis vingt ans par une acceptation de la « dépendance » extérieure qui implique la mise en œuvre de politiques publiques de construction et de sécurisation du marché pétrolier mondial. Le grand jeu pétrolier de Washington Politique internationale Olivier Guez Les Etats-Unis consomment actuellement 25 % de la production mondiale de pétrole brut. Cette consommation devraient continuer à progresser dans la mesure où le pays ne souhaite remettre en cause ni son mode de vie ni son mode de développement. Or, depuis les années 1970, la production américaine de brut a diminué de près de 40 % . La première puissance économique va donc devoir accroître ses importations et poursuivre la politique de diversification de ses sources d’approvisionnement. Fin de partie au Moyen-Orient ? CA – Perspectives Koceila Maames Après la fin des opérations militaires en Irak, la période de pacification à venir est porteuse de nombreux risques. Les pays du Moyen-Orient vont connaître une croissance molle, une augmentation de leur déficit budgétaire et des tensions sur les changes. Ces conséquences économiques - gérables à court terme - pourraient être amplifiées par la multiplication des incertitudes politiques. En effet, la nouvelle doctrine américaine qui consiste, à partir de l’Irak, à implanter un modèle de prospérité et de démocratie pour toute la région, peut ouvrir une boîte de Pandore dont les effets pourront difficilement être circonscrits à ce seul pays. Moyen-Orient et Afrique du Nord : croissance et mondialisation, pourquoi la région est à la traîne ? Finances et Développement George T. Abed Si la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord a profité de la manne pétrolière dans les années 1970, au cours de la décennie suivante, la baisse de la production et des prix pétroliers a entraîné un ralentissement de la croissance. Depuis une vingtaine d’années, de nombreuses réformes ont été adoptées mais elles se sont révélées insuffisantes pour résoudre des problèmes de structure et de gestion publique profondément ancrés. Aujourd’hui, la plupart des pays de la région restent à l’écart de la mondialisation et ne parviennent toujours pas à trouver les voies du développement. Les défis de l’économie syrienne Confluences Méditerranée Samir Seifan Au cours de la décennie 1990, la Syrie a connu une période de croissance soutenue, suivie d’une récession. Désormais, tous les acteurs s’accordent pour penser qu’il ne pourra y avoir de véritable développement que si d’importantes réformes institutionnelles et économiques sont entreprises. L’Etat, conscient de la situation critique dans laquelle se trouve l’économie, a d’ores et déjà initié une première série de changements qui, s’ils ne sont pas négligeables n’en demeurent pas moins insuffisants. Voir la suite

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  • Revue Problemes Economiques*, numéro 2812