• L'aigle de Sharpe
L'aigle de Sharpe

L'aigle de Sharpe

Découvrez Richard S harpe, le meilleur ennemi de Napoléon. Guerre d'Espagne, Talavera de la Reina, Juillet 1809. Placé s ous les ordres du colonel Simmerson, un officier britannique aussi incompétent qu'ambitieux, le lieutenant Richard Sharpe doit recourir à l'insubordination pour sauver son régiment d'une attaque meurtrière des Français. Son intervention décisive n'empêche pourtant pas la victoire de leurs chasseurs à cheval, qui parviennent à capturer l'un des deux drapeaux du régiment britannique. Accusé par le colonel Simmerson d'avoir provoqué cette disgrâce, Richard Sharpe ne voit qu'un seul moyen de restaurer son honneur tout en continuant à servir au mieux les intérêts de sir Arthur Wellesley, commandant en chef de l'armée britannique en Espagne : capturer une «aigle» de l'armée française lors de la prochaine offensive alliée sur Madrid et s'illustrer ainsi par un acte de bravoure extraordinaire. Surnommé «le conteur de Grande-Bretagne», Bernard Cornwell est né à Londres et a grandi dans l'Essex avant de s'établir aux États-Unis. Auteur de plus de 40 best-sellers traduits en de nombreuses langues, il est considéré comme l'un des plus grands auteurs contemporains de romans historiques. Sa série consacrée au héros Richard Sharpe a été vendue à plus de 5 millions d'exemplaires à travers le monde. «Sans doute l'un des plus grands auteurs contemporains de romans historiques» Washington Post «De merveilleux romans... Une tension permanente.» Stephen King Extrait du livre : Les roulements de tambours, sourds et lointains encore, parfois noyés dans les autres bruits de la ville, étaient sinistres et pesants. Sharpe lâcha un grand soupir quand le grondement ininterrompu cessa enfin. Il était soulagé d'avoir atteint Castelo Branco, vingt-quatre heures après le South Essex, après un voyage fatigant au cours duquel ils avaient traîné les mules de Hogan le long de routes sillonnées d'ornières profondes creusées par l'artillerie qui les devançait. Les mules, chargées de barils de poudre, de mèches d'allumage enveloppées dans du papier huilé, de pioches, de barres à mine, de pelles et de tout l'équipement dont Hogan pourrait avoir besoin à Valdelacasa, marchaient à présent d'un pas lent derrière les fusiliers et les artificiers qui se frayaient un chemin dans les rues encombrées de la ville en direction de la grand-place. Lorsqu'ils débouchèrent sur l'esplanade baignée de soleil, Sharpe eut la confirmation de ce que les roulements de tambours lui avaient fait craindre. Un homme venait d'être fouetté. Tout était fini désormais et la victime avait été évacuée, mais, en voyant les hommes du South Essex disposés en carré autour d'un terre-plein central vide, il repensa à son propre châtiment, bien des années plus tôt, et se rappela comment il avait lutté pour cacher sa douleur et simuler l'indifférence, devant les officiers, sous les coups de fouet qui lacéraient son dos. Sharpe porterait les marques de son châtiment jusqu'à la tombe, mais il doutait que le colonel Simmerson pût avoir la moindre idée du degré de sauvagerie de la punition qu'il venait d'offrir en spectacle à son bataillon. Hogan tira sur les rênes de son cheval et le fit s'arrêter à l'ombre du palais de l'archevêché. - Cela ne me semble pas être le meilleur moment pour nous présenter à ce bon colonel, murmura-t-il. Des soldats étaient occupés à démonter les quatre triangles de bois qui avaient été dressés sur l'un des côtés de la place. Quatre hommes avaient été fouettés. Bon Dieu, songea Sharpe, quatre hommes ! Hogan fit faire un demi-tour à son cheval et se retrouva le dos au bataillon de Simmerson. -Je dois mettre la poudre à l'abri, Richard, sinon on risque de nous la voler jusqu'au dernier grain. Je vous retrouverai ici plus tard. Sharpe acquiesça. - De toute façon, nous avons besoin de refaire nos réserves d'eau. Dans dix minutes ? Voir la suite

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