• Tristes scanners pour les travailleurs de l’aube
Tristes scanners pour les travailleurs de l’aube

Tristes scanners pour les travailleurs de l’aube

Les cancers d'origine professionnelle font partie de ces réalités qui nous amènent à nous questionner sur un certain typ e de développement, un productivisme forcené dont les finalités finissent par nous échapper. En écrivant ce livre, l'auteur a souhaité que de plus en plus de citoyens s'emparent de l'interrogation sur la montée des cancers là où certains experts ne peuvent pas ou ne veulent pas aller. Elle a souhaité que l'on s'intéresse à une catastrophe sanitaire qui a été maintenue dans une relative invisibilité sociale. L'exemple de l'amiante a montré que les associations comptent parmi les relais possibles de questions de santé publique. Elles représentent souvent un élément essentiel de la démocratie dans le domaine de la prévention. Les associations de victimes comme l'ANDEVA (Association Nationale des Victimes de l'Amiante) ont, par exemple, su prendre en défaut la communication sécurisante des lobbies industriels. Malheureusement, le travail des associations ne fait que commencer. D'autres victimes de cancérogènes au travail cherchent encore à se faire entendre. L'écriture de cet ouvrage échappe un peu aux étiquettes. Il brouille de toute évidence certaines normes d'écriture académique. Il est une sorte de branche sauvage des sciences sociales et un libre surgeon du Giscop pour lequel l'auteur a longtemps travaillé. On y trouve un mélange d'approche sociologique avec des exposés de faits bruts, des histoires de vie, des profils d'hommes au travail, une réflexion sur la réparation financière des cancers professionnels ou encore une réflexion sur la judiciarisation des questions de santé au travail et des approches plus subjectives allant du vécu de l'enquêtrice face à la maladie à une description en liberté des paysages traversés au cours de l'enquête. Voir la suite

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