• Les secrets de la matière racontés en famille
Les secrets de la matière racontés en famille

Les secrets de la matière racontés en famille

Des particules élémentaires à l'Univers, du big bang aux accélérateurs de particules, en passant par la radioactivité ou l'énergie atomique, Etienne Klein nous guide dans un fascinant voyage au coeur de la matière. Comment expliquer que des matériaux aussi différents que le fer, l'eau ou l'oxygène soient composés de particules identiques ? Qu'est-ce que la radioactivité ? Quels processus ont généré l'Univers tel que nous le connaissons aujourd'hui ? En répondant à ces questions, l'auteur nous fait comprendre les lois qui s'exercent au sein de l'atome aussi bien que celles qui régissent le mouvement des galaxies. Etienne Klein dirige le laboratoire de recherches sur les sciences de la matière au Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Egalement professeur à l'Ecole centrale de Paris, il a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels : Il était sept fois la révolution : Albert Einstein et les autres (Flammarion, 2005), Le facteur temps ne sonne jamais deux fois (Flammarion, 2007). Collection dirigée par Luc Ferry Pour la première fois, une présentation d'ensemble, cohérente et accessible à tous fait le point des découvertes sur la matière, des applications technologiques qu'elles rendent possibles et des espoirs suscités par les recherches en cours. Extrait du livre : L'atome : de l'idée à la découverte Heureux ceux qui croiront sans avoir vu. Jean 20, 29 De quand date l'idée d'atome ? Comme les roches, comme l'eau, comme l'air, comme les arbres et les plantes, nous sommes constitués de petits grains de matière. Ces petits grains minuscules, on les appelle des atomes. Toute la matière ordinaire est donc composée d'atomes, qu'elle soit du ciel ou de la Terre, inerte ou vivante, fragile ou résistante. Bien avant de s'imposer aux scientifiques, il y a seulement un siècle, cette idée avait déjà germé, plusieurs centaines d'années avant J.-C., dans l'esprit de quelques penseurs de l'Antiquité, qui se nommaient Leucippe, Démocrite ou Épicure. Ils partaient du principe que la matière ne pouvait se diviser à l'infini : force est d'admettre, expliquaient-ils, qu'il doit y avoir une limite en deçà de laquelle plus aucune coupure n'est possible. Il existe donc nécessairement un «plus petit morceau de matière» : cette entité ultime et insécable, ils la nommèrent «atome», ce qui, en bel et bon grec, signifie «impossible à couper». Mais ces atomes, ils ne pouvaient pas les voir, ni même les percevoir d'aucune façon. Alors, ils les rêvèrent, construisant par là même une sorte de «métaphysique de la poussière» : ils les rêvèrent indestructibles, éternels, pleins, c'est-à-dire sans vide à l'intérieur, et ils les imaginèrent s'agitant sans cesse dans le vide. Les atomes devaient former, par leurs chocs mutuels, les morceaux de matière qu'il nous est donné de voir et de toucher. Ils étaient donc l'équivalent pour la matière de ce que sont les lettres pour les mots et les phrases : par leurs diverses combinaisons, ils devraient être capables de former tous les objets qui nous entourent. Voir la suite

  • 225920533X

  • Plon

  • Raconte En Famille

  • Raconte En Famille