• Les contre-feux de l'amour
Les contre-feux de l'amour

Les contre-feux de l'amour

« Éblouissant Swinburne... Il raille la morale victorienne. Il vitupère le mauvais génie du christianisme. Ce magot païe n, le front trop large auréolé de ces cheveux roux qu’adorent ses amis les peintres préraphaélites, est un jour sauvé de la noyade par Maupassant... En pleine gloire, soudain le génie prend le parti de se claquemurer dans une bicoque “hideuse”, comme un rat dans un trou de mur. Il y restera trente ans, y étouffant peu à peu, avec l’aide d’un geôlier bien-aimé, le Mr. Hyde qui hante ses romans. La réclusion dans la crasseuse banlieue de Putney fait tomber sur ce poète solaire une poussière d’oubli. Algernon Charles Swinburne écrit encore, par à-coups. En 1877, il se décide à publier un roman épistolaire qu’il a dans ses tiroirs depuis quinze ans, Les Contre-Feux de l’amour. L’impécable traduction d’Odile de Lalain nous laisse déguster un chaud-froid de méchanceté. La figure de Lady Midhurst manipule les âmes pâles ou tourmentées de sa famille avec toute l’autorité que confère l’amour de détruire ou d’empêcher. Ses commandements tendent à anéantir tout ce qui s’oppose à l’ordre ou, du moins, à sa représentation : “Évite toute folie, n’accepte aucun exemple, n’accorde foi à aucun sentiment...” La préface ajoutée en 1905 par Swinburne révèle d’autres feux sous ces parquets glacés. » Claude Michel Cluny Voir la suite

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