• De la traductibilité du droit
De la traductibilité du droit

De la traductibilité du droit

Le testament rédigé par une Française au bénéfice de sa fille domiciliée à New York doit être traduit aux fins d'homolog ation par les cours des Etats-Unis. Un Anglais et une Allemande concluent un contrat de vente que leurs avocats proposent de formuler dans chacune de leurs langues. Le Canada adopte une seconde langue officielle et s'astreint à traduire l'ensemble de ses lois et décisions de jurisprudence. Dans le cadre de la négociation d'une convention internationale en matière contractuelle, les Etats signataires s'entendent pour la rendre officielle dans plus d'une langue. Chaque cas soulève la question de la traductibilité du droit. Dans quelle mesure l'expression française « biens meubles », comme la conception qu'on se fait de cette notion en France, sont-elles traduisibles en anglais ? Pour leur part, les mots « contract of sale » et « Kaufvertrag » rendent-ils compte de la même réalité ? Par ailleurs, bien que le terme « divorce » de la législation canadienne soit identique dans les versions anglaise et française, les connotations sont-elles les mêmes dans chaque cas ? Enfin, est-il possible de rendre, sous forme de règle ou de principe uniforme, l'idée de la « bonne foi » dans une multitude de langues nationales ? Proposant un impressionnant panorama de la pensée de la traduction, examinant dans le détail deux situations empruntées à l'actualité juridique, ce livre convoque un ensemble de disciplines et divers droits pour en arriver à suggérer des conclusions audacieuses marquées par une lucidité dont le transnationalisme juridique ne saurait faire l'économie. Voir la suite

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