• Jazz à l'âme
Jazz à l'âme

Jazz à l'âme

«La première génération d'anciens esclaves a inventé le jazz. C'est une musique née de la liberté. Et c'est la réalité l a plus proche de la spiritualité chrétienne. Une musique née de la liberté. Chacun chante comme il veut, tout le monde ferme les yeux et lève les mains.» Ouvrage atypique et, par certains aspects, provocateur, Jazz à l'âme ne laissera personne indifférent. Avec un humour décapant et une honnêteté sans faille, son auteur y fait part de diverses expériences liées à sa quête spirituelle, autour de mots comme amour, magie, argent, solitude, église... Vous voulez découvrir ce que peut être une spiritualité libre et authentique, à la fois critique et engagée ? Lisez ce livre, dépoussiérez vos préjugés ! Extrait du livre : Commencement Dieu qui marche vers moi sur un chemin de terre J'ai entendu une fois à la télévision un Indien dire que Dieu était dans l'eau et dans l'air. J'ai trouvé cette idée absolument magnifique, parce qu'elle voudrait dire que nous pourrions nager en Dieu et le laisser caresser notre visage à travers une douce brise. Mon histoire personnelle ne fait que commencer, mais je crois que je rallierai l'éternité. Au ciel, je méditerai sur ces premiers jours, ceux où il semblait que Dieu était là-bas sur un chemin de terre, marchant vers moi. Il y a des années, il était un point mouvant à l'horizon. A présent, il est assez proche pour que j'entende la chanson qu'il a sur les lèvres. Bientôt, je pourrai voir les traits de son visage. Mon père a quitté la maison quand j'étais encore très jeune. C'est pourquoi, quand j'ai été confronté au concept de Dieu comme Père, je me le suis représenté comme un homme rigide et doucereux qui voulait venir chez nous pour coucher avec ma mère. Dans mon souvenir, cette idée n'était associée qu'à de la peur et de la menace. Nous étions une famille pauvre membre d'une église de riches; j'imaginais donc Dieu comme un homme qui avait beaucoup d'argent et qui conduisait une grosse voiture. A l'église, on nous disait que nous étions tous enfants de Dieu, mais je savais que la famille de Dieu était mieux que la mienne, que sa fille était pom-pom girl et que son fils était dans l'équipe de football américain du lycée. Je suis né avec une petite vessie et j'ai mouillé mon lit jusqu'à l'âge de 10 ans. Plus tard, je suis tombé amoureux de la plus jolie fille du lycée qui se montrait gentille avec moi afin de pouvoir m'utiliser, tactique qu'elle avait sans doute apprise de son père, qui dirigeait une banque. Dès le début, le gouffre qui me séparait de Dieu a été aussi profond que la richesse et aussi large que la mode. J'ai grandi à Houston, dans le Texas. Là-bas, le temps ne changeait que fin octobre, quand un front froid descendait du Canada. Les météorologues de Dallas appelaient ceux de Houston pour que les gens puissent rentrer leurs plantes et leurs chiens chez eux. Un grand froid bleu arrivait en suivant la ligne de la route nationale et se reflétait sur les vitres des grands immeubles. Il planait vers le golfe du Mexique, comme s'il cherchait à prouver que le ciel domine l'eau. Au mois d'octobre, tous les habitants de Houston marchent avec une certaine énergie, comme s'ils allaient être élus à la présidence ou se marier le lendemain. Voir la suite

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