• Comment comprendre l'actualité ?
Comment comprendre l'actualité ?

Comment comprendre l'actualité ?

Ce deuxième volume de Communication : horizons de pratiques et de recherche publié cette année sous l'égide du Départeme nt de communication sociale et publique de la nouvelle Faculté de communication de l'Université du Québec à Montréal présente des textes de référence qui éclairent le lecteur et la lectrice sur les récents développements de la recherche et de la pratique dans un secteur spécifique en communication. Les auteurs se penchent sur les tendances du développement international et les modèles de communication qui les accompagnent et proposent une analyse comparative des grands programmes internationaux de communication en promotion de la santé. Ils examinent l'évolution de la communication politique dans les démocraties et l'impact de la déréglementation à l'américaine sur le développement de la radio. Ils présentent une réflexion sur l'image et sa capacité à narrer une histoire, une revue de la documentation scientifique sur le groupe en tant qu'entité sociale et les fondements d'un modèle communicationnel de la situation de groupe. Les textes de ce deuxième volume contribueront, tout comme ceux du premier, à l'avancement des travaux des chercheurs, chercheuses, praticiens et praticiennes de la communication. Pierre MONGEAU est actuellement professeur titulaire en communication sociale et directeur du Département de communication sociale et publique de la Faculté de communication de l'Université du Québec à Montréal. Johanne SAINT-CHARLES est professeure en communication sociale et directrice du Centre de recherche interdisciplinaire sur la biologie, la santé, la société et l'environnement (CINBIOSE). Ont collaboré à cet ouvrage : Isabelle Gusse Oumar, Pierre Mongeau, Lise Renaud ; Carmen Rico de Sotelo, Johanne Saint-Charles, Philippe Sohet, Yves Théorêt, Jacques Tremblay Extrait du livre : Les individus, les groupes, les pays et les nations se sont toujours développés naturellement, d'une façon continue, par bond en avant ou en arrière, selon les circonstances et les opportunités, en fonction de la pression extérieure (les invasions, par exemple) ou intérieure (la surpopulation, la pénurie des ressources naturelles, etc.). Ce n'est qu'au XXe siècle que les États ont crû pouvoir diriger le développement d'une façon significative, en se donnant des objectifs précis en fonction des chiffres de la comptabilité nationale (augmentation du PIB ou de la richesse des familles, développement du commerce extérieur, accroissement de la durée de vie et diminution de la mortalité infantile, croissance du taux d'alphabétisation, etc.). Ce n'est qu'au siècle dernier que certains pays (dits riches) se sont mêlés de vouloir «aider au développement» d'autres pays plus pauvres; par souci de commisération, par charité chrétienne, par gran­deur d'âme... on peut en douter ! L'instinct de puissance, le désir de conquête et l'appétit de richesses ont toujours été plus forts que la pitié, du moins pour ce qui est des nations... Mais les grandes guerres de la fin du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle avaient laissé les populations dans un tel état de désolation (pensons à l'Europe après la Deuxième Guerre mondiale, au Japon) que l'on a eu peur de créer des déséquilibres profonds dans l'état du monde. On a compris que les guerres engendrent les guerres, que la richesse crée la richesse, qu'un état extrême de pauvreté génère la violence, le terrorisme et les flux migratoires vers les pays riches. Après 1945, les pays vainqueurs abor­dèrent, dans les grandes conférences internationales, «la question du développement». Voir la suite

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