• L'arbitraire
L'arbitraire

L'arbitraire

C’est dans les locaux de la Sécurité militaire, Chemin Poirson à Alger, alors que les tortures avaient cessé et qu’il re prenait des forces avant son transfert à la Centrale de Lambèse, le 20 novembre 1965, que Bachir Hadj Ali a écrit cet ouvrage. A Lambèse, il l’a recopié sur du papier hygiénique et avec l’aide de ses camarades, il l’a introduit dans des cigarettes qui avaient été vidées de leur tabac. Lors de la seconde visite autorisée depuis leur arrestation, c’est-à-dire le 5 février 1966, Bachir Hadj Ali a remis un certain nombre de paquets de cigarettes à sa femme en lui faisant comprendre qu’elle devait en prendre grand soin. Arrivée à la maison à Hussein-Dey, Lucette Safia Hadj Ali a défait ces paquets, découvert l’ouvrage, l’a tapé à la machine à écrire et l’a adressé à la direction clandestine du Parti Communiste Algérien. Ronéoté, L’Arbitraire a été distribué partout. Transmis en France, il a été publié par les Editions de Minuit en mai 1966. Il est évident que la publication de cet ouvrage a fortement irrité les autorités algériennes. Bachir Hadj Ali, Mohamed Harbi et Hocine Zahouane (qui avaient préfacé tous deux le livre) en ont immédiatement subi les conséquences : ils ont été séparés de leurs compagnons en mars 1966 et leurs conditions de détention se sont considérablement aggravées (Voir Lettres à Lucette (1965-1966), de Bachir Hadj Ali, Editions RSM, Alger 2003). Le courrier a été suspendu pendant trois mois et les visites n’ont été rétablies que quinze mois après, en mai 1967. Voir la suite

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  • Devoir De Memoire

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