• L'Eglise des premiers siècles
L'Eglise des premiers siècles

L'Eglise des premiers siècles

Déclarée illégale, persécutée par le pouvoir, combattue sans relâche par une intelligentsia qu'elle dérange, secouée p ar l'assaut perpétuel des hérésies, l'Eglise des premiers siècles, sereine et dynamique, n'en poursuit pas moins une marche en avant prodigieuse qui la conduit à la victoire sous l'autorité des successeurs des apôtres : les papes et les évêques. Sous l'impulsion de ces pasteurs, l'Eglise parviendra à s'insérer avec bonheur dans la brillante civilisation gréco-romaine dont elle adoptera les meilleurs apports. Persuadée que la santé du corps et de l'esprit est indispensable à l'homme, l'Eglise conseille à celui-ci l'adoption des principes moraux de Platon revus et corrigés à la lumière de l'Evangile. Très moderne, l'Eglise ancienne se préoccupe de maintenir le corps en forme par le bain fréquent aux thermes et par le sport au stade. Gestionnaires avertis d'importantes richesses provenant de la générosité des fidèles, les principales Eglises les répandent sans compter mais avec discernement. A cet effet, elle ouvrira les premiers hôpitaux, hospices et orphelinats. A l'Eglise naissante revient donc le mérite d'avoir réalisé le premier système de protection sociale. Le christianisme recrute en ratissant large dans toutes les couches sociales. Dès la fin du Ier siècle voisinent l'esclave et le consul de Rome. C'est à un premier empereur chrétien, Constantin le Grand, que l'on doit l'incorporation dans le droit romain de la notion de liberté religieuse que le législateur français n'inscrira que quinze siècles plus tard dans la Déclaration des droits de l'homme. Ainsi l'Eglise des premiers siècles aura-t-elle ouvert la voie à des réformes capitales de l'âge moderne. Voir la suite

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  • Perrin